Le Nouveau Centre Orne

Bienvenue sur le blog du Nouveau Centre Orne

05 novembre 2008

OBAMA: et si c'était lui le déclic à la sortie de crise!

imagesobamaLes Etats-Unis sont décidément un peuple toujours capable de rebondir. Après huit années d'un gouvernement honni sur la scène internationale et même sur son propre sol, avec des gestions de crises militaires discutables, un déficit de la balance commercial abyssal, un dollar sous-évalué, un endettement record, des pauvres plus nombreux, un sentiment anti-américain prégnant, non seulement le peuple américain change de cap mais il le fait de manière historique.

Ce n'est pas un démocrate de plus qui entre à la Maison Blanche, c'est un homme porteur de grands espoirs. Par cette élection, les USA en finissent avec leurs vieux démons ségrégationnistes et avec les années Bush. J'ajoute que les démocrates avaient, quoi qu'il arrive, décidaient de faire de cette élection un tournant historique. Hillary ou Barack, une femme ou un noir, il ne s'agissait pas uniquement de tourner l'une des pages les moins glorieuses de l'histoire de ce pays mais il convenait de le faire en imposant un symbole fort.

Maintenant, il va falloir pour le 44e Président régler bien des problèmes intérieurs, aux inévitables conséquences extérieures, comme toujours avec les USA (protection sociale, endettement, crise financière, Irak, Afghanistan, Iran...). Les attentes sont nombreuses et Obama n'est pas un messie, ne l'oublions pas!

D'un strict point de vue économique, l'élection d'Obama pourrait bien avoir des vertus psychologiques de sortie de crise. L'économie est ainsi faite qu'elle repose sur un rationalisme fait d'innovations, de compréhension du marché, de recherche du profit, de données financières et sociales; or les crises économiques (comme celle que nous subissons actuellement) ont besoin de réponses politiques, économiques et financières mais également d'un élément déclencheur subjectif, irrationnel presque, pour amorcer leur sortie: la confiance.

Et si Obama, bien malgré lui, était l'élément déclencheur de la confiance nécessaire à la sortie de crise? Celui qui génère la consommation des ménages, les investissements des entreprises et met en place une politique favorisant les exportations... Ne nous y trompons pas, la fin de crise viendra des USA, et comme toujours, elle produira ses effets avec retard en Europe. Saluons donc la belle victoire de Barack Obama et souhaitons-lui bonne chance.

Ludovic Assier

Posté par Administ à 21:12 - Evénements / Actualités - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

Nous avons la solution!

L’enjeux du Nouveau Breton woods est sur la table!

L'économiste Jean-Luc Gréau dans un interview donner au Nouvel Obs du 30 octobre, dénonce le Faux Nouveau Bretton Woods de la City.

« N. O. - Que peut-on attendre d'un nouveau Bretton Woods ? Quels rôles peuvent jouer les pays émergents ?
J.-L. Gréau. - De deux choses l'une. Ou bien le nouveau Bretton Woods s'inscrit dans la lignée du précédent, qui tendait à stabiliser le monde du point de vue économique, monétaire et financier pour favoriser la prospérité, l'emploi et le progrès matériel, intellectuel et moral des populations. Ou bien il procède d'une tentative de soumettre, plus encore que ce n'était le cas au moment où la crise a surgi, les entreprises et les populations aux exigences maintenues des opérateurs financiers préalablement sauvés par les Etats. Les pays émergents ont un rôle à jouer dans la mesure où ils favoriseront la naissance de ce monde multipolaire, plus équilibré et plus stable, dont nous avons besoin. »


Face à la situation historique et révolutionnaire que nous sommes entrain de vivre, il ne faut pas céder à la tentation de certains agitateurs qui pensent que du chaos naitra une plus belle société. Du Chaos sortira qu’une autre loi de la jungle ou le plus faible sera toujours le perdant.

Nous devons aussi dire non au faux nouveau bretton woods proposé par Gordon Brouwn et ses amis, qui essayent d’imposer brutalement un contrôle totale sur l’économie par la haute finance international de la City et Wall street.

Nous devons au contraire nous mobiliser autour de la mise en faillite du système actuel.

Pour aiguiser vos convictions politiques et économique afin de rentrer dans la bataille, je vous propose la lecture du dernier tract de solidarité et Progrès, L’indispensable rupture avec l’empire financier, par Jacques Cheminade : http://solidariteetprogres.org/IMG/pdf/TRACT_2008_11_03_NBW_1_.pdf
« L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »

La France doit peser sur le G20, et nous, citoyens, devons tout faire pour influencer nos élites.

La révolution passera par une réforme profonde du système monétaire et financier international, et non par de vaines révoltes violentes.

David C.
david.cabas.over-blog.fr
leretourdusillon@gmail.com

Posté par David C., 06 novembre 2008 à 02:27

Poster un commentaire